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2002-2005 . Saint-Raphaël (F-83)

Le pavillon des enfants est un projet construit sur les hauteurs de Saint-Raphaël sur la Côte d’Azur, site noyé dans une végétation luxuriante de chênes lièges, regardant la mer méditerranée. Blotti derrière les chênes, le pavillon se laisse deviner. Seuls deux volumes émergent du paysage. La construction renferme deux pièces autonomes reliées par une terrasse s’ouvrant sur l’horizon. La plus petite des pièces est destinée au sommeil, la plus grande sert de salle de jeux, un billard y est aménagé.

Le projet est une résultante du site, un plat, une entaille créée dans la colline. Cette assise parle du sol, des racines, elle montre sa constitution et sa texture. Le projet parle de la fragilité du site, les volumes semblent flotter.

Le pavillon se constitue d’une masse en bois évidée en son centre, cadré par deux murs ocres de mélange en béton et pierre de site.

Toutes les pièces en bois se déclinent autour du module de 5 cm, dimension calepinant les sols et les murs extérieurs, l’ensemble de la volumétrie se compose avec les proportions harmoniques.

Le traitement des espaces intérieurs laisse apercevoir la structure du pavillon, ossature fine formée d’éléments verticaux et horizontaux glissant les uns sur les autres. Cette structure décollée des parois renforce la perception de fragilité du pavillon.

Un vide se définit par les parois de bois en Ipé, par un travail dans la masse. Le pavillon joue avec son contexte, avec ses limites. Ici il n’y a plus de limite entre l’intérieur et l’extérieur, tout est intérieur. Le client pratique son jardin et ses habitations comme une seule entité construite. Le jardin est un espace architectural.

Le pavillon est un concentré de paysage. L’intérieur des deux pièces, les vues verticales de toute hauteur, enrichissent la perception du site. Les vues sont fortes, et contradictoires, tantôt elles cadrent le sol, tantôt les troncs, ou l’horizon. Les espaces intérieurs se dilatent, interrogant les limites visuelles. Les angles de chaque pièce se dématérialisent offrant une perception oblique sur le paysage.

Le pavillon se colore, s’imprègne de son contexte, de sa matière, des ocres, des verts, des bleus…

extension d’une villa

construction d’un pavillon

surface plancher: 250 m²

maîtrise d’ouvrage privée

mission de base loi MOP

mission mobilier

mission prototype façade

bâtiment basse consommation BBC,

bâtiment HQE,

inertie Isorel

structure bois.