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2011 . Lens (F-62)

Le principe d’aménagement de la cité 12-14 est celui d’un espace urbain lié à la poétique du Pas. L’espace lent, calme et reposant, nous donne à voir le paysage comme spectacle. Ecrin, il offre aux habitants plus qu’un cadre de vie.

La vie en société existe de peu de choses: croisement, lieu de rencontre, de pratique; perception de la société dans son ensemble. La capacité aussi de vouloir prendre en charge, et en main, son propre cadre de vie.

Le projet se propose de réunir les conditions d’un investissement des habitants dans ce qui fera leur nouveau cadre de vie. Cette manière de concevoir la cité 12-14 comme une entité construite et non construite donne à penser rapidement que l’histoire, petite ou grande, rentre dans la logique du projet urbain et paysager porteur de sens. La première idée qu’il nous apparaît lorsqu’on visite ce site, c’est la qualité spatiale de la promenade latente. La faible hauteur, le bruit faible, l’absence de repères géographiques lointains, la notion même de repères mesurables, font de ce lieu, un ensemble proche de la poétique du Pas.

Déambuler, marcher, percevoir l’espace comme un tout, fait partie intégrale de la logique du paysage.

Le Pas est ici une unité de mesure qui guide l’organisation du bâti. Le piéton avance lentement dans l’épaisseur des logements, il traverse l’espace de la cité 12-14 avec dans l’idée: la mémoire d’une sensation. Le foisonnement des jardins, le calme du lieu, la lumière que filtre les végétaux, l’espace de l’intensité se découvre; il apparaît presque fuguasse dans cette promenade.

Le sol devient le support de nos pas, de nos corps, de nos vies et de notre mouvement. On avance du jardin au salon, de la vie au chez-soi, du dehors au dedans. C’est le temps de l’entrée, le moment du passage. L’entre-deux, le froid et le chaud, intérieur extérieur, étranger familier: c’est le SEUIL. Du latin solea, la semelle de bois sous le pied.

La lisière, le contour, la bordure, le palier, le perron, le parvis ou le hall, le pas de la porte, le pas de l’entrée.

Le SEUIL se parcourt, se franchit, se traverse.

La recherche de l’unité, le rapport à la nature, le rapport à la géographie et la configuration du terrain, l’unité des matériaux, l’acoustique pensée, la précision constructive conduisent la recherche de conception de la cité 12-14. Plus qu’un projet urbain, c’est un projet de paysage et du paysage. Aux maîtres d’oeuvre de ménager tout particulièrement sur l’avenue de France: objet majeur de cette évolution.

construction de 120 logements 

cité 12-14, éco-cités minières du Louvre

80 logements individuels groupés 

40 logements collectifs

surface plancher: 11 151 m²

maîtrise d’ouvrage: maisons et cités SOGINORPA, Douai

mission de base loi MOP

mission coordination

mission phasage

bâtiments basse consommation BBC,

chaudière à gaz haute performance énergétique,

puit canadien,

confort thermique.